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Dofollow vs nofollow : quand utiliser chaque type ? : guide pratique et conseils d'experts SEO

Maîtriser dofollow vs nofollow est un avantage concurrentiel réel en SEO. Dans ce guide, nous vous donnons les bases théoriques, les stratégies avancées et des exemples concrets issus de nos analyses de plus de 500 sites.

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Dofollow ou nofollow : quelle différence concrète pour le SEO ?

La distinction est simple à formuler : un lien dofollow transmet du link juice (l'autorité, ou PageRank) à la page de destination, tandis qu'un lien nofollow indique à Google de ne pas suivre ce lien comme un signal de recommandation. Techniquement, un lien dofollow est le comportement par défaut d'une balise <a href> ; le nofollow s'obtient en ajoutant l'attribut rel="nofollow". Tout l'enjeu du choix dofollow vs nofollow tient dans cette mécanique de transmission d'autorité.

Concrètement, imaginez une page produit qui reçoit dix liens internes dofollow depuis vos catégories et votre blog. Chacun de ces liens fait circuler une part du PageRank accumulé par les pages sources vers la page produit. Si vous passez la moitié de ces liens en nofollow, vous coupez volontairement le flux : la page produit reçoit moins de signal d'autorité interne et risque de moins bien se positionner. À l'échelle d'un site de 5 000 URL, ces décisions, multipliées par dizaines de milliers de liens, façonnent la hiérarchie réelle perçue par Google.

Il faut aussi distinguer le contexte. Pour les liens externes que vous placez vers d'autres sites, le nofollow protège votre profil (liens sponsorisés, commentaires, contenu généré par les utilisateurs). Pour les liens internes, en revanche, le nofollow est presque toujours une mauvaise idée : vous n'avez aucune raison de vous priver de transmettre de l'autorité d'une de vos pages vers une autre. C'est précisément là que beaucoup de sites perdent silencieusement de la performance.

Comment Google a fait évoluer le nofollow depuis 2019

Pendant quinze ans, nofollow était une directive stricte : Google ne suivait pas le lien et ne transmettait aucun PageRank, point final. Depuis septembre 2019, Google a changé de doctrine et traite désormais le nofollow comme un indice (a hint) plutôt qu'une consigne absolue. Le moteur peut choisir de suivre un lien nofollow pour découvrir une URL ou la prendre en compte dans son classement, selon le contexte. Cette nuance est capitale pour comprendre quand l'attribut nofollow sert réellement à quelque chose.

Google a aussi introduit deux attributs plus précis : rel="sponsored" pour les liens payants ou affiliés, et rel="ugc" pour le contenu généré par les utilisateurs (commentaires, forums). L'idée est de qualifier la nature du lien plutôt que de tout regrouper sous un nofollow générique. Pour un lien sponsorisé, utilisez rel="sponsored" ; pour un lien dans une section de commentaires, rel="ugc" ; le nofollow classique reste valable et les trois peuvent se combiner (rel="nofollow sponsored").

La conséquence pratique pour votre stratégie : ne comptez plus sur le nofollow pour "sculpter" votre PageRank interne. La technique du PageRank sculpting, qui consistait à mettre en nofollow les liens vers les pages secondaires (panier, connexion, mentions légales) pour concentrer l'autorité ailleurs, ne fonctionne plus depuis 2009 et encore moins aujourd'hui. Google redistribue l'autorité que vous tentez de retenir comme si elle était évaporée. La bonne approche consiste à contrôler quelles pages existent et reçoivent des liens, pas à bricoler les attributs rel.

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Quand utiliser un lien nofollow : les cas légitimes

Il existe quelques situations où le nofollow (ou sponsored/ugc) reste pertinent, principalement pour les liens sortants vers d'autres domaines. Premier cas : les liens payants ou affiliés. Si vous touchez une commission ou avez été rémunéré pour un placement, l'attribut rel="sponsored" est exigé par les consignes de Google, sous peine de pénalité pour échange de liens artificiel. Un blog qui place 200 liens affiliés Amazon sans les qualifier prend un risque réel sur son profil de liens.

Deuxième cas : le contenu généré par les utilisateurs. Les sections de commentaires, les profils de forum, les avis clients sont des aimants à spam. Sans rel="ugc" ou nofollow, un site qui accumule 50 000 commentaires devient une cible pour les spammeurs cherchant à voler de l'autorité. Troisième cas : les liens vers des ressources non vérifiées ou que vous ne souhaitez pas cautionner éditorialement, comme une source citée à titre d'exemple négatif.

En revanche, méfiez-vous de l'usage défensif excessif. Mettre en nofollow tous vos liens sortants éditoriaux est contre-productif : les liens sortants pertinents vers des sources d'autorité envoient un signal de qualité et de contexte thématique. Un article sur la fiscalité qui ne cite jamais le site des impôts, ni aucune source officielle en dofollow, paraît moins fiable aux yeux des systèmes de pertinence de Google. L'équilibre consiste à qualifier ce qui doit l'être et à laisser le reste en dofollow.

Le piège des liens internes en nofollow

L'erreur la plus coûteuse que nous voyons dans les audits techniques est la présence de liens internes en nofollow. Réponse directe : vos liens internes ne devraient quasiment jamais porter l'attribut nofollow. Chaque lien interne nofollow est une fuite de link juice à l'intérieur de votre propre maison : vous bloquez la circulation d'une autorité que vous avez tout intérêt à faire ruisseler vers vos pages stratégiques.

Le problème, c'est que ces nofollow internes sont souvent involontaires. Un thème WordPress mal configuré, un plugin de cache ou de "sécurité", une migration bâclée, un module de navigation à facettes : ces éléments injectent parfois des rel="nofollow" sur des milliers de liens sans que personne s'en rende compte. Nous avons vu un site e-commerce ajouter automatiquement nofollow sur tous les liens de pagination, isolant des centaines de pages produit de la profondeur 4 et au-delà. Résultat : ces produits ne recevaient presque plus de PageRank interne et stagnaient en page 3 des résultats.

Détecter ces fuites à la main est impossible au-delà de quelques centaines d'URL. C'est exactement le type d'analyse qu'un outil comme LinkJuice automatise : à partir d'un crawl Screaming Frog, il recalcule le PageRank interne, repère les liens nofollow internes anormaux, les chaînes de redirection qui diluent l'autorité et les pages orphelines, le tout directement dans le navigateur sans upload de données. En une passe, vous voyez quels liens internes saignent votre maillage et quelles pages prioritaires en pâtissent.

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Dofollow par défaut : construire un maillage interne sain

La règle d'or pour le maillage interne est simple : dofollow par défaut, partout. Vos pages catégories, vos articles de blog, vos pages piliers, votre fil d'Ariane et votre navigation principale doivent transmettre librement le link juice vers les pages que vous voulez voir performer. L'objectif n'est pas de retenir l'autorité mais de la diriger là où elle compte, en construisant des chemins de liens cohérents entre contenus thématiquement proches.

Concrètement, identifiez d'abord vos pages "money" ou stratégiques (pages de conversion, catégories à fort potentiel, contenus piliers) et assurez-vous qu'elles reçoivent le maximum de liens internes dofollow depuis des pages elles-mêmes bien dotées en autorité. Une page accessible en deux clics depuis la home et liée par vingt articles dofollow recevra bien plus de PageRank qu'une page enterrée à la profondeur 6 avec un seul lien. Visez une profondeur de clic faible (idéalement 3 maximum) pour vos URL importantes.

Surveillez ensuite trois indicateurs après chaque modification : la répartition du PageRank interne, le nombre de liens internes dofollow par page stratégique, et l'absence de nofollow involontaires. Quand vous publiez un nouvel article, ajoutez immédiatement deux ou trois liens dofollow contextuels depuis des contenus existants pertinents, et un lien retour vers votre page pilier. Ce réflexe, appliqué systématiquement, fait plus pour votre SEO que n'importe quel réglage d'attribut rel.

Plan d'action : auditer et corriger vos attributs de liens

Pour passer de la théorie à l'exécution, commencez par crawler l'intégralité de votre site avec un outil comme Screaming Frog, puis exportez les liens internes avec leur attribut rel. Vous obtiendrez une vue exhaustive de tous les liens dofollow et nofollow, internes comme externes. C'est la matière première de tout audit sérieux de votre profil de liens : sans données complètes, vous corrigez à l'aveugle.

Ensuite, traitez les anomalies par priorité. Première priorité absolue : éliminer tous les liens internes en nofollow non justifiés (généralement 100 % d'entre eux). Deuxième priorité : vérifier que vos liens affiliés et sponsorisés portent bien rel="sponsored" et vos zones de commentaires rel="ugc". Troisième priorité : vous assurer que vos pages stratégiques reçoivent assez de liens dofollow depuis des pages à forte autorité interne, et corriger les chaînes de redirection qui gaspillent du PageRank au passage.

Voici les vérifications essentielles à intégrer dans votre routine d'audit :

  • Aucun lien interne en nofollow (sauf cas exceptionnel documenté)
  • rel="sponsored" sur tous les liens payants et affiliés
  • rel="ugc" sur les commentaires et contenus utilisateurs
  • Pages stratégiques à profondeur de clic faible (≤ 3) et bien liées en dofollow
  • Zéro chaîne de redirection interne diluant le link juice

Reprenez cet audit après chaque migration, changement de thème ou installation de plugin, car ce sont les moments où les attributs rel se dérèglent le plus. Une fois la chaîne maîtrisée (crawl, détection, correction, suivi), le débat dofollow vs nofollow cesse d'être un sujet anxiogène : il devient une simple checklist trimestrielle qui protège la circulation de votre autorité interne.

Questions fréquentes

Un lien nofollow transmet-il vraiment zéro autorité depuis 2019 ?
Pas forcément. Depuis 2019, Google traite le nofollow comme un indice et non comme une directive stricte. Le moteur peut choisir de suivre le lien et d'en tenir compte dans son classement, mais vous ne pouvez plus garantir qu'aucune autorité ne passe ni qu'elle passe.
Dois-je mettre mes liens internes en nofollow pour économiser du PageRank ?
Non, c'est une erreur fréquente. Le PageRank sculpting via nofollow ne fonctionne plus depuis 2009. Vos liens internes doivent rester en dofollow pour faire circuler l'autorité vers vos pages stratégiques. Un nofollow interne est une fuite de link juice pure et simple.
Quelle différence entre nofollow, sponsored et ugc ?
Nofollow est l'attribut générique pour ne pas cautionner un lien. Sponsored qualifie spécifiquement les liens payants ou affiliés. Ugc désigne les liens issus de contenu généré par les utilisateurs comme les commentaires. Vous pouvez les combiner, par exemple rel="nofollow sponsored".
Comment savoir si mon site a des liens internes en nofollow par erreur ?
Crawlez votre site avec Screaming Frog et filtrez les liens internes par attribut rel, ou utilisez un outil comme LinkJuice qui détecte automatiquement les nofollow internes anormaux à partir du crawl. Les thèmes, plugins et migrations en injectent souvent à votre insu.
Les liens sortants en dofollow nuisent-ils à mon SEO ?
Non, au contraire. Des liens sortants dofollow vers des sources pertinentes et fiables envoient un signal de qualité et de contexte thématique. Mettre tous vos liens externes en nofollow par précaution est contre-productif et appauvrit votre crédibilité éditoriale aux yeux de Google.

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